Il était une fois le pays du
Pount...

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Liste des Chefs du Territoire
de 1884 à Aujourdhui
Les Gouverneur
1884 à 1892 Vicomte Léonce de ROUFFEYROUX
1892 à 1896 Alfred MARTINEAU
1896 à 1899 Vicomte Léonce LAGARDE
1900 à 1904 BONHOURE
1904 à 1913 Pierre PASCAL
1913 à 1915 BONHOURE
1915 à 1916 STHONI
1916 à 1918 FILLON
1918 à 1924 LAURET puis intérim de LIPPMANN
1924 à 1934 CHAPON-BAISSAC
1934 à 1935 De COPPET
1935 Achille SYLVESTRE
1936 à 1937 Armand ANNET
1937 à 1938 Pierre ALYPE
1938 à 1940 Hubert DESCHAMPS
1940 Général GERMAIN
1940 à 1942 NOUAILHETAS
1942 Général DUPONT
1942 à 1943 BAYARDELIE
1943 à 1944 SALIER
1944 BEYRIES
1944 à 1946 CHALVET
1946 à 1950 Paul- Henri SIRIEX
1950 à 1954 Numa SADOUL
1954 Roland PRE
1954 à 1957 René PETITBON
1957 à 1958 Maurice MEKER
1958 à 1962 Jacques COMPAIN
1962 à 1966 René TIRANT
1966 à 1967 Louis SAGET
Les Hauts-commissaires
1967 à 1969 Louis SAGET
1969 à 1971 Dominique PONCHARDIER
1971 à 1974 Georges THIERCY
1974 à 1976 Christian DABLANC
1976 Camille DORNANO
Les vice-présidents du conseil de Gouvernement
1957 à 1958 MAHAMOUD HARBI FARAH
1958 à 1959 El hadji HASSAN GOULED APTIDON
1959 à 1960 AHMED DINI AHMED
1960 à 1966 ALI AREF BOURHAN
1966 à 1967 MOHAMED KAMIL
Les Présidents du conseil de Gouvernement
1967 à 1976 ALI AREF BOURHAN
1976 à 1977 ABDALLAH MOHAMED KAMIL
Le premier président de la République de Djibouti
27/06/1977 a Avril 1999 EL HADJ HASSAN GOULED APTIDON
Le Deuxième président de la République de Djibouti
Avril 1999 jusqu'à Aujourdhui son Excellence
ISMAEL OMAR GUELLEH
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Un très rapide survol
des siècles nous signale
l'expédition égyptienne de la reine HATSHEPSOUT,
en quête d'aromates au pays du Pount, l'actuel Djibouti,
en 1500 avant J.C. En 890-900 après J.C., un premier
état musulman était créé dans le Choa, au centre de
l'Ethiopie actuelle. 1300-1600 témoignent de la naissance,
de l'apogée et de la décadence du grand royaume de l'Ifat.
Et 1543 marque la date de décès d'Ahmed Ibrahim al Ghazi,
le conquérant somali plus connu sous le nom de "gaucher",
parti à l'assaut de la citadelle chrétienne d'Ethiopie. Sa mort
marque le déclin du monde musulman dont il a été le porte drapeau dans la région.
Les siècles suivants seront marqués par des vagues
d'offensives sans cesse repoussées entre les dernières
citadelles musulmanes et le royaume abyssin, tandis que
Soliman le Magnifique verrouillait le détroit de Bab el
Mandeb, transformant la mer Rouge en lac Ottoman.
Tout change au début du 19ème siècle. Après l'intervention
de Bonaparte en Égypte, les Européens se posent la question
de l'Orient. Les sultans et les princes chrétiens éthiopiens vont
tirer habilement parti de leurs rivalités pour asseoir leur pouvoir.
En 1839, les Anglais s'installent à Aden. Pour
contrebalancer
leur présence, les Français signent le 11 mai 1862, à Paris,
un traité d'alliance et d'amitié avec les sultans afars qui leur
cèdent le mouillage d'Obock, dans le détroit de Bab el Mandeb,
pour la somme de 10 000 thalers. A cette occasion, les émissaires
afars furent reçus en grande pompe dans les salons de Napoléon III.
Le 17 novembre 1869 voit l'inauguration du canal de Suez. Malgré
l'importance nouvelle qui en découle pour les rivages de la mer Rouge,
la France ne se préoccupe pas de sa nouvelle colonie.
Plongée dans la tourmente d'une guerre européenne, elle ne s'émeut pas de la volonté
expansionniste de l'Egypte d'Ismaël Pacha et songe même, en 1873,
lui céder Obock, le ministère de la marine déclarant ne voir aucun intérêt
à la conservation de ce territoire. Situation politique confuse, car des
concessions sont en même temps accordés à des commerçants français
par le ministère des Colonies. Pour les anglais, par contre, les enjeux
politiques et commerciaux ont été clairs très tôt. Et ils observent avec
attention les Égyptiens installer des fortins à Massawa, Zeïla, Tadjourah,
Boulhar et Berbera. L'empereur d'Ethiopie Johannés réussit tant bien
que mal à contenir les armées du khédive Ismaël Pacha. Mais l'émirat
de Harar est écrasé, puis gouverné par un pacha.
Il était une fois Djibouti...
Avec l'affaire du Tonkin et la guerre franco-chinoise
de 1883-1885, puis les premières opérations de Madagascar,
l'administration française décide d'installer un dépôt de charbon
à Obock pour approvisionner les navires de l'Etat, en se
passant des services des anglais à Aden.
En 1883, Léonce Lagarde est nommé commissaire du gouvernement.
Il se met en devoir d'établir une souveraineté française sur les sultanats
voisins du nord, tandis qu'au sud des traités sont signés avec les notables
issas. En juillet 1885, Obock compte 800 habitants, en 1886 il y en a
deux mille. Nommé gouverneur, Lagarde poursuit sa politique de
consolidation des positions françaises face aux concurrents anglais.
Il cherche notamment l'appui du puissant roi éthiopien Ménélik et
abandonne Obock, peu favorable à la navigation, pour créer Djibouti,
de manière à concurrencer Zeïla, porte de Harar.
Le site de Djibouti
était connu des navigateurs arabes qui venaient
s'y abriter ou tirer l'eau des puits d'ambouli et de Doralé. Les îles
serpent et Marabout n'étaient accessibles qu'à marée basse et toute
la zone relevait des terres de nomadisation des tribus issas. Djibouti
fut officiellement inaugurée en mars 1888. Bourhane Abou Baker en
fut nommée le bey. Ce bourg qui ne se réduisait qu'à un marché sur
l'actuelle place du 27 Juin (place Ménélik) connu aussitôt un prodigieux
essor. En 1893, Djibouti comptait 1200 habitants alors qu'Obock dépassait
à peine le millier. Deux grandes entreprises allaient lui donner la physionomie
qu'elle garderait jusqu'à la Seconde Guerre mondiale : les Salines et le Chemin
de fer. La ligne, officiellement ouverte entre Djibouti et Addis-Abeba, le 7 juin 1917,
coûta cher en argent et en vies humaines et resta un chantier vingt ans durant.
Mais elle révolutionna le rythme et la configuration de la capitale de la Côte
française de Somalis et dépendances.
Après la Première guerre mondiale, Djibouti,
dotée d'importantes installations portuaires,
commençait à prendre des allures de grande ville.
Mais la déclaration de la guerre franco- italienne
fait subir à la cité la terrible épreuve du blocus
alimentaire. Le port et le chemin de fer sont bloqués,
la ville est en état de siège, les habitants affamés...
Histoire avec une majuscule, histoires cruelles minuscules...
En 1946, après l'épreuve la seconde guerre mondiale,
le préambule de la Constitution de l4union française
contient cette phrase : " La France entend conduire
les peuples dont elle a la charge à la liberté de s'administrer
eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires.
" Au début de l'année 1966, le désespoir ronge le cur
des habitants de la Côte française des Somalis.
La question de
l'évolution vers l'autonomie l'autonomie
semble définitivement bloquée par l'administration locale.
En Août, la colère populaire éclate. L'émeute trouble
sérieusement la visite du Général de Gaulle, chef de
l'Etat français et accélère ainsi le mouvement vers l'indépendance.
Après le référendum de 1967, la Côte française des
Somalis devient le Territoire français des Afars et des Issas.
Simple changement d'appellation? Peu importe! La marche
vers l'indépendance a inéluctablement commencé. L'opposition
s'est presque entièrement regroupée sous la bannière de la LPAI,
Ligue pour l'Accession à l'Indépendance, à partir de 1975.
Les temps nouveaux arrivent très vite. Grâce au sang-froid
et au sens de la justice d'hommes comme le Haut-commissariat
M. d'Ornano et le futur Président de la République Hassan Gouled Aptidon.
Il était une fois Djibouti... Le 27 juin 1977, le pays prend en main sa propre histoire et décide de l'écrire au futur
Mr HASSAN SAID GOUMANEH dit " basto"
Réalisateur du Site Culturel de la Republique de Djibouti
Informaticien à l'OPS de Djibouti
Tel : (253) 35 21 62 Poste 160
BP : 696 Djibouti